À La Matière, 30 étudiant·es d’Excelia animent une émission de radio depuis un futur désirable
- lespandasroux
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Dernière mise à jour : il y a 2 jours
Dans le cadre d'une résidence d'une semaine à La Matière, 30 étudiant·es d'Excelia en deuxième année de Master RSE & Développement durable se sont vu confier la création d’un magazine décrivant une France désirable en 2050. Et crédible à l'aune des données tangibles dont nous disposons en 2026. De ce magazine d'une quarantaine de pages intitulé Earth(s), créé de zéro en moins de 3 jours, ils ont imaginé une émission de radio qui s'est déroulée en direct au matin du dernier jour de leur résidence « décalée », joyeuse et apprenante au sein de l'écosystème singulier et foisonnant qu'est La Matière. Retour sur cette expérience peu banale.
11h53. Vendredi 17 avril. Quelque part entre 2026 et 2050. Dans un coin du magasin des matières de ce génial tiers-lieu de l’économie circulaire qu’est La Matière, réaménagé en plateau de radio éphémère pour l’occasion. Une cinquantaine de personnes applaudit. Fin d’une parenthèse décalée. Presque enchantée. L’émission « Earth Radio Horizon » de 45 minutes, réalisée en moins de 3 jours par 30 étudiant·es d'Excelia en deuxième année de master « Développement durable et RSE », vient de s’achever sur une reprise inattendue d’une chanson méconnue de Calogero. L’occasion pour Julien, co-fondateur et président de La Matière de prendre la parole une dernière fois. « Merci à vous toutes et tous ! C’était cool de partager ça avec vous. J’espère que vous avez kiffé ?! Et que vous avez mis des outils dans votre petit sac à dos pour la suite. On la voulait un peu atypique cette semaine-là et c’était important pour nous de vous transmettre des messages, de vous faire rencontrer des gens de notre écosystème… et il y en aurait eu plein d’autres ! En fait, on pourrait tenir une année comme ça ! » Ce à quoi quelques étudiantes rétorquent un « ce serait bien ! ». Et Julien de ponctuer avec cet air malicieux qui le caractérise : « Il y a peut-être un concept. Il y a peut-être un campus de la transition à inventer ». Pas la première fois qu’on entend cette idée de sa bouche… Il y a en effet Matière !
« C’est vraiment après cette semaine que j’ai compris ce qu’est la régénération »
Cette semaine de séminaire - qualifiée de « résidence » par certain·es et on aime bien l’idée - a été possible grâce à la pugnacité de Julien, qui fut le premier - et durant 5 années - responsable pédagogique du Master RSE & Développement Durable d’Excelia, école de commerce à La Rochelle. C’est lui qui a milité pour faire vivre une expérience de terrain aux futurs professionnel·les que sont les étudiant·es de ce master. Il faut également saluer la confiance des équipes d’Excelia qui ont accepté le pas de côté, allant jusqu’à réprimer une petite fronde estudiantine. Baliser une semaine entière dédiée à un enseignement peu académique, au milieu des cours théoriques et des trois semaines mensuelles d’alternance des étudiant·es, c’est un parti pris fort. D’autant que cette semaine a été précédée par deux jours dédiés à la découverte de l’économie régénérative et symbiotique dans les murs de l’école. Eux aussi décalés. Après une montée en compétences participative sur le sujet à travers la Fresque de l’Entreprise Régénérative et les mémory PEPs’ régénératifs d'Isabelle Delannoy, les étudiant·es ont dû créer des structures au modèle économique régénératif en petits groupes de travail, avec restitution théâtralisée à la clé. Une première pour la promo. Sorte de sas avant immersion au sein de l’écosystème La Matière, qui a permis d’éclairer le concept de « régénération », comme l’explique Manon en toute fin de résidence : « Je voulais remercier Julien et l’ensemble des intervenant·es parce que je sais que vous avez un peu insisté pour qu’on puisse vivre cette semaine-là, par rapport au programme d’Excelia, et c’est vraiment nécessaire ! Nous, on a vraiment besoin de ça en master 2, de rencontrer des gens comme ça, qu’ils nous fassent ces témoignages… Et je vous le redis, c’est vraiment au cours de cette semaine que j’ai compris la régénération. Que j’ai découvert comment fonctionnent les écosystèmes, ce type de structures… Sans ça, je ne l’aurais jamais découvert, même si on fait des matières théoriquement super à Excelia et que j’ai la chance de faire une alternance et d’être en entreprise les trois quarts du temps, j’aurais jamais su ça ». Pause un peu émue de Manon, avant de conclure : « Je pense que, dans les programmes, il faudrait plus d’expériences telles que celles-ci. Même si c’est un effet de personnes car si vous n’étiez pas là pour insister pour que ça se fasse, ça ne se ferait pas ». Fort probable.
« Je - Nous - Dans »
De la même manière, si La Matière n’était pas La Matière, cette semaine n’aurait pas eu la même saveur. L’expérience vécue aurait été morne si ce tiers-lieu que nous présentons toujours succinctement comme un pionnier de l’économie circulaire locale n’était pas plus ample, plus rizhomique qu’un simple lieu transformateur de déchets en ressources (ce qui n’est déjà pas rien !) Le terme d’écosystème semble alors être l’un des plus appropriés pour le qualifier. Un écosystème foisonnant où les équipes et leurs partenaires qui gravitent dans et autour ne cessent d’imaginer, de créer, d’écouter, d’observer, de tenter, parfois d’échouer, d’élargir le cercle et de partager découvertes et retours d’expérience. Avec un objectif : faire advenir ce monde désirable que nous appelons de nos voeux. Sans déni du réel. En rendant l’« ici et maintenant » joyeux et apprenant, en étant des utopistes-pragmatiques, comme le rappelle souvent Julien. En se remettant aussi souvent que nécessaire en question dans un monde en perpétuel mouvement où l’instabilité devient la norme. C’est dans ce mini-monde que Julien et les intervenant·es ont décidé de plonger les 30 étudiant·es, en les faisant travailler sur le concept du « Je - Nous - Dans ». « Je » pour interroger ses envies et attentes, faire son introspection, mieux se connaitre, apprendre à parler en son « je », aussi ; « Nous » pour se (re)découvrir, apprendre à faire en collectif, à parler la langue de la coopération car le « je » ne s’épanouit finalement que dans ce « nous », comme nous le remémore l’Ubuntu sud-africain ; « Dans » car nos réflexions et actions s’inscrivent dans le temps et dans l’espace, dans des contextes et écosystèmes qui agissent sur nous et sur lesquels nous pouvons agir, dans des relations d’interdépendances perpétuelles. Bref, une semaine dense pour permettre à chacun·e de s’ouvrir, s’imprégner et dessiner ses futurs désirables. Ambitieux programme.
La Super Ferme, KPA La Rochelle, Avatar Mobilité, 100 Patron...
une semaine riche de découvertes pour les étudiant·es d'Excelia
Des graines à germer ?
La semaine a ainsi été rythmée par des exercices d’introspection, d’écriture à son moi du futur, de projections qui bousculent, de questionnements, de débats - riches et (é)mouvants -, d'échanges sur les parcours professionnels… et de découvertes !
Les étudiant·es sont allé·es à La Super Ferme où Robin leur a fait une visite commentée de son lieu magique où se mêlent agro-foresterie et maraîchage sur sol vivant ; puis la rencontre avec les coopain·ines de KPA La Rochelle, association qui aide les jeunes à retrouver estime et confiance en eux via l’entrepreneuriat coopératif, fut un des temps marquants de cette semaine (voir vidéo ci-dessous) ; puis l’initiation à la question de la robustesse d’Olivier Hamant par la régénérative Isabelle Lecomte d’Et si demain… Puis la venue surprise de Frédéric Mourier, fondateur d’Avatar Mobilité, croisé dans le bourg de Périgny sur la pause méridienne, et de son véhicule frugal (r)évolutionnaire, a suscité la curiosité et emporté l’adhésion ; puis les échanges improvisés avec le duo joyeux de 100 Patron, créateur·ice génial·e d’accessoires de mode à partir de voiles de bateau recyclées passés par l’Après M à Marseille (ce McDo réapproprié par ses salarié·es et transformé en cantine solidaire) et hébergé à La Matière se sont éternisés ; idem avec Camille, créatrice d’objets en céramique elle aussi installée dans les murs de La Matière ; et puis, et puis, et puis… À La Matière, une nouvelle rencontre peut se faire chaque jour pendant un an sans difficulté, Julien ne force pas le trait. Car elle est un lieu de passage, d’accueil et de convergences. Elle est surtout ancrée dans un écosystème local (et national) et coopère avec chacun des acteurs cités ci-avant sur des projets aussi variés que l’économie de la ressource à travers le design d’espaces ou d’objets, la formation des jeunes, la sensibilisation à la transition écologique et sociale… Des coopérations qui créent des liens et des réflexes coopératifs indispensables au monde nouveau que nous devons tisser. Qu’il semblait primordial de mettre en exergue cette semaine. Mais entre l’intention et la concrétisation, il peut y avoir un gouffre. Alors on a demandé aux étudiant·es ce qu’ils et elles ont pensé de cette semaine. Florilège :
La rencontre avec les jeunes de KPA plébiscitée
Sans surprise, la rencontre entre les étudiant·es et les jeunes coopérant·es de KPA La Rochelle fut l’un des moments phares de la semaine. Il faut dire que KPA avait concocté un programme comme ils en ont le secret : energizer géant dans le jardin luxuriant pour se mettre en mouvement et briser la glace, présentation collective de la structure et temps d’échanges en sous-groupes avec les jeunes de l’association qui ont accepté de partager leurs retours d’expérience. Ces moments ont laissé la place à de nombreuses questions, des témoignages réciproques et ont surtout permis de se rendre compte que malgré les réalités sociales parfois différentes, les expériences vécues (harcèlement à l’école, mésorientation scolaire…) et les attentes vis à vis du monde (questionnements sur les voies professionnelles, aspirations profondes…) étaient convergentes entre coopérant·es et étudiant·es. Deux mondes se sont rencontrés ce matin-là et l’émerveillement n’est pas forcément venu de là où on pouvait l’attendre (bon, on avoue, on s’y attendait). « On a eu des témoignages de jeunes de 17-18 ans qui ont vécu des choses pas faciles et qui ont un recul et une prise de hauteur qui est très inspirante. Moi j’ai appris beaucoup d’eux en très peu de temps », raconte Wendy, étudiante d’Excelia. Et Angèle, sa camarade de promo, de compléter : « Là KPA, ça m’a vraiment inspirée. Dans mon entreprise (NDLR : Les Galeries Lafayette), on travaille avec des associations similaires mais on n’est jamais avec eux, on les connait pas vraiment. Alors que là, on est avec eux, on apprend à les connaître, à comprendre leurs problématiques, ce dont ils ont réellement besoin et c’est important je crois qu’on se mette en phase avec la réalité des choses ». On gardera de cette matinée précieuse mille images, avec une petite préférence pour le jeu des chaises musicales revisité qui, non content d’être un « petit » énergizer anodin, s’est révélé être un moment de rires intenses et de partage. C’est aussi ça l’esprit KPA !
Droit à l’errance en mode « fish bowl »
On s’arrête sur un autre temps fort qui a marqué les étudiant·es cette semaine : le débat sur « le droit à l’errance » en mode fish bowl. La recette est simple : prenez une petite vidéo d’une minute trente d’Aurélien Barrau à qui on demande un conseil aux jeunes générations et poursuivez le débat après sa réponse qui bouscule ! Pour ce faire, disposez 3 (ou 4) chaises au centre de l’assemblée. Offrez la possibilité à qui le souhaite de venir exposer ses arguments en prenant place sur une chaise et de la quitter quand il·elle a fini. Et de revenir au fil du débat si besoin s’en fait sentir. Sans jamais forcer un·e membre de l’assemblée à prendre la parole ni à un ou une « squatteur·euse » de chaise de la libérer (sauf si la personne squatte la chaise plus d’une demi journée… il va sans dire !). Laissez mijoter et n’en perdez pas une miette !
Ce qu’on a particulièrement apprécié dans cet exercice, c’est l’état d’esprit des étudiant·es, capables d’écouter et d’entendre les arguments des un·es et des autres, même ceux qui peuvent bousculer sur un sujet aussi intime, questionnant quand on est jeune et donc potentiellement épidermique. Au point parfois d’embrasser des points de vue contradictoires, d’élargir sa vision de la question et même - truc de dingue en 2026 ! - de faire évoluer son point de vue.
Quelques étudiant·es partagent ici quelques réflexions a posteriori sur ce moment :
Reporters d’un futur désirable
À La Matière, le « faire » est au coeur de la pédagogie. Et le goût pour la prospective… prononcé. Alors, quand les copain·ines de La Matière et vos serviteurs qui étaient de la partie ont réfléchi à un livrable sur lequel les étudiant·es devaient travailler en coopération, l’idée de leur faire créer un magazine sur un futur désirable s’est imposée. On ne se refait pas ! L’exercice ? Écrire un magazine d’une trentaine de pages qui dessinerait une France désirable en 2050, à partir de données tangibles et crédibles que nous connaissons depuis des années grâce au consensus scientifique et à la communauté des inventeur·euses et faiseur·euses qui défriche d’autres manières de vivre et de « faire ». Le tout à 30 mais en sous-groupes, en moins de 3 jours. Gros défi ! Et comme si l’exercice n’était pas déjà assez périlleux, nous avons imposé le traitement de sept thématiques : l’eau, la biodiversité, le logement, l’énergie, le réemploi territorial, l’éducation et la solidarité. Le résultat est à découvrir ci-dessous, avec quelques pépites qu’on n’avait pas vues venir comme « L’Homme-plastique », « La Matière qui détrône Ikéa », « Le réveil du dodo » et bien d’autres surprises.

La coopération grande gagnante
Sur le fond le sujet a été plutôt bien traité. Sur la forme, la diversité des modes de traitement est aussi de bonne tenue. On retrouve une BD, des plans d’architecte manuscrits, des interviews, des reportages vidéo immersifs et décalés, des brèves drolatiques… Et s’il est certain que quelques étudiant·es ont fait appel à l’IA générative pour produire certains contenus (NDLR : une minorité) et qu’ils auraient pu aller un poil plus loin dans l’utopie pragmatique (bah, on a une exigence de Pandas Roux…), l’exercice nous semble particulièrement réussi. Comme quoi, l’intelligence collective est source de belles choses. À condition de savoir organiser le groupe. On le redit, réaliser un magazine en moins de 3 jours à partir de rien et à 30 personnes, c’est une petite prouesse. Très intéressés par la proposition d’une expérience de pensée prospective, nous avions minimisé une dimension pourtant inhérente à l’exercice, toute aussi importante : la coopération ! Ce fut selon nous le grand succès de cette semaine, parfaitement traduite dans les livrables « magazine » et « émission de radio ». D’ailleurs, sur la trentaine d’étudiant·es, la grande majorité plébiscite cette semaine décalée pour cette raison. Certain·es ont été bousculé·es, quelques autres ont été que partiellement séduit·es, qualifiant cette parenthèse d’utopiste, mais toutes et tous se sont accordé·es à dire que ce temps leur a permis de mieux se connaitre et d’apprendre à coopérer tous ensemble sur un travail commun. Une première en deux ans ! Toutes et tous s’accordent également à dire que les échanges les ont fait réfléchir et qu’elles et ils ont apprécié le cadre bienveillant ouvert à la contradiction. Si c’est une classe de 30 individus que nous avons vu débarquer à La Matière le lundi, c’est assurément un collectif soudé de 30 camarades qui en est reparti le vendredi.
Une semaine qui a failli ne pas être… que toutes et tous recommandent !
« Une semaine décalée mais en même temps complètement alignée avec ce qu’on attend d’un master en RSE dans le sens où on a de la théorie mais on manque de pratique, même si on a l’alternance en entreprise. C’est assez original et je suis très étonné, très agréablement surpris de ce qu’on a pu faire cette semaine. C’est quelque chose qui devrait être généralisé dans les écoles de commerce. Et je pense qu’avoir ce type de semaine en début d’année ce serait top pour la cohésion », confie Pierrick. Et Wendy de poursuivre : « Ce qui m’a marqué cette semaine, c’est ce côté où on se met en mode coopération. On se met ensemble, on a très peu touché à nos ordinateurs, très peu d’IA… On a fait des rencontres de ouf…. Enfin, c’est dur d’exprimer ce que je ressens car je suis hyper reconnaissante avec un état d’esprit super. Depuis lundi, je réfléchis sur tout ! Ça me fait réfléchir sur ma vie et sur ce que j’ai envie de donner, moi, plus tard ».
On n’avait que peu de doutes sur le fait que cette semaine verrait jaillir les belles choses décrites dans les lignes et témoignages précédents. Et pourtant, elle a failli ne jamais advenir. La raison ? Un début de fronde d’une partie des étudiant·es qui, déjà venu·es découvrir La Matière au cours de l’année, se demandaient ce qu’ils et elles allaient bien pouvoir apprendre de plus dans ce lieu « éloigné du centre ville » et où « il fait froid » (z’étaient venu·es l’hiver…). La fronde est même allée jusqu’à la saisine de l’administration d’Excelia par le délégué de classe pour éviter la sentence. Administration qui opposé une fin de non recevoir. Alors, après cette semaine de torture en zone industrielle loin du charme des pierres de Crazannes du centre historique rochelais et du bouillonnement du campus universitaire, on a demandé aux étudiant·es s’ils et elles recommanderaient cette semaine de résidence à La Matière à leur entourage. Réponses :
La transmission n'est jamais unilatérale !
C’eut été dommage que cette semaine n'existe pas car, égoïstement, elle nous a beaucoup apporté à nous petits Pandas Roux. Comme à l'ensemble des intervenant·es qui ont eu le plaisir d'accompagner les étudiant·es d'Excelia dont Julien et Pierre de La Matière, Isabelle et Thibaut de Changeurs de monde by Communauté Open Lande, l'équipe KPA La Rochelle et tous les autres. Dans des temps où les écosystèmes associatifs sont fragiles et en pleins questionnements. La preuve, une fois encore, que la transmission n'est pas quelque chose de descendant des "sachant·es" vers les "apprenant·es" mais qu'elle nourrit les un·es et les autres au fil des discussions et au gré de l'action. Nous avons grandi lors de cette semaine passionnante à partager avec les étudiant·es. On a reçu autant qu’on a donné. Et comme cet article est déjà bien long et que les mots ne restitueront jamais fidèlement le vécu, il est temps de conclure. En souhaitant le meilleur aux étudiant·es sur les chemins qu'elles et ils vont emprunter, désormais un peu plus outillés on l'espère. Et en nous abritant une dernière fois derrière les mots de Julien : "Moi à titre perso, durant toute cette semaine, j’ai vibré ! »
Les étudiant·es aussi avaient un message pour l'équipe :



















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